PRÉSENTATION DE LA LOI BADINTER

 

I.                   ACCIDENT DE LA CIRCULATION ?

Au sens de la loi Badinter, tout accident (y compris l’incendie ou l’explosion survenant dans des lieux où la présence de véhicules est prévue) dans lequel est impliqué un véhicule terrestre à moteur (automobile, deux-roues, autocar, tracteur…), qu’il soit ou non en mouvement, est assimilé à un accident de la circulation. En revanche, les trains et les tramways circulant sur des voies qui leur sont propres ne sont pas concernés.

 

II.                DROIT A INDEMNISATION ?

A.   Les victimes autres que le conducteur

Toutes les victimes sont concernées par la loi du 5 juillet 1985, quelle que soit leur qualité.

Leurs dommages corporels sont intégralement indemnisés, à moins qu’elles n’aient commis une faute inexcusable, cause exclusive de l’accident. La faute inexcusable n’est toutefois pas opposable aux victimes âgées de moins de 16 ans, de plus de 70 ans ou titulaires au moment de l’accident d’un titre d’invalidité au moins égal à 80 %.

En revanche, les victimes qui ont volontairement recherché leurs dommages, par exemple en cas de suicide ou de comportement suicidaire, ne peuvent prétendre à aucune indemnisation.

 

B.   Les conducteurs

Une simple faute de leur part peut diminuer ou supprimer leur droit à indemnisation.

La prise en charge de leurs dommages corporels peut donc être intégrale, partielle ou nulle selon les cas. Par exemple, l’indemnisation du conducteur qui omet de mettre sa ceinture de sécurité sera réduite si cette faute provoque ou aggrave ses dommages.

 

III.             Le premier courrier de l’assureur à la victime

Le premier courrier de l’assureur doit rappeler les droits de la victime : obtention gratuite du procès-verbal de gendarmerie ou de police, assistance de l’avocat ou du médecin de son choix. 

Un questionnaire est joint à ce courrier. Il porte, notamment, sur la description des dommages corporels, l’activité professionnelle, l’identification des personnes fiscalement à charge et des tiers payeurs (organismes sociaux, mutuelles, employeurs…) appelés à verser des prestations.

La victime doit y répondre et le renvoyer dans les six semaines, faute de quoi le délai d’offre d’indemnisation est suspendu.

 

LA LOI N°85-677 DU 5 JUILLET 1985